Congrès Beauté

Congrès International

« Et si la Beauté pouvait sauver le monde ? »

Ce congrès international, au titre insolite, est né en France. Depuis 1993,
il réunit des hommes et des femmes de nombreux pays et continents et de différents métiers, interpellés par la Beauté de l’être. Ils croient cette Beauté essentielle, et non pas accessoire, à la vie de tout être humain et dans tous les aspects de la vie. Un rassemblement international est organisé régulièrement. En 2011 il a eu lieu à Barcelone et en  août 2014 à Montréal.

Il y aura une rencontre nord-américaine à Neuville en 2016.

Pour nourrir la vie du congrès, des temps de rencontres et de fêtes, de travail et de ressourcement ont lieu dans chaque pays à l’initiative des membres du réseau local de ce congrès. Au Québec il se nomme le Groupe Beauté.

Le Groupe Beauté au Québec

Qu’est-ce que la beauté change dans ma vie ?
C’est cette question qui anime une quarantaine de personnes depuis plusieurs années.
Ils se retrouvent  régulièrement avec le souci d’élargir cette interpellation à la société.
Ils ont organisé trois journées de congrès nord-américain en 2009.
Ils sont aussi la cheville ouvrière en Amérique du Nord du congrès international.
Ils abordent la Beauté par le thème de la rencontre des peuples et des cultures.
Ils organisent plusieurs fois par an des rencontres à thème avec des invités (artistes, philosophes, sociologues, historiens, etc…)
Le cercle est ouvert à toute personne désirant placer la beauté au cœur de sa vie !

Vidéo

 

Montréal, du 21 au 24 août 2014

 

Invitation

Et si la beauté pouvait sauver le monde ? Quel monde me direz-vous ? Le nôtre, celui que nous refaisons si souvent dans nos conversations. Ce monde qui crie violence aux quatre coins de la planète. Notre monde, rationnel et organisé, déconcertant, ou décalé dirait-on, injuste autant que magnifique, contradictoire, que les spécialistes définissent comme ayant été moderne, et, devenu de nos jours postmoderne. On l’admire et on le déteste, il nous séduit et nous fait peur, cependant il nous envoûte. On voudrait le changer ce monde, qu’il soit écologique, équitable, en paix, que les pauvres ne soient plus pauvres, que s’arrête la frénésie du temps après lequel on court toujours, que le silence se fasse, un peu. On voudrait agir et on agit, et on s’agite et on s’épuise, on se sent impuissant. On travaille et on a au fond de soi le sentiment d’être  voué à la rentabilité, à l’efficacité. Quel que soit l’environnement et les conditions apparemment idéales, il n’en faut pas moins produire toujours plus de richesses. On attend avec impatience nos temps libres, on aspire à débrancher comme on dit ! Mais là encore, impossible de sortir de cet engrenage. Pourtant, ne nous avait-on pas promis que la technique allait nous libérer, nous sauver ? On voudrait un peu d’air, briser cet espace étroit, angoissant du fini.  Et si tout commençait d’abord au-dedans ? Si nous pouvions être véritablement sujets des actes que nous posons plutôt qu’objets d’une société qui semble se jouer de nous ? Et si la beauté était bien plus profonde que l’esthétique ? Si c’était cette « chose » qui nous saisit parfois dans le plus banal de notre quotidien et ouvre jusqu’au plus profond de nous une brèche vers l’infini, nous engendre à notre être et à l’autre, aux autres, au monde ?

Et si les paroles de Dostoïevski étaient prophétiques. Si la beauté pouvait sauver le monde ?  Pas le changer, le sauver. Des pauvres il y en aura toujours, mais qu’est-ce que la pauvreté ? On la confond si souvent avec la misère. Et si la beauté prenait sa source dans nos pauvretés accueillies, traversées par la lumière ? Le beau et le don, qu’ont-ils en commun? Et le sacré ? Quelle place laissons-nous au symbole ? Et le temps ? Est-il possible de le créer, d’effacer les contours, d’entrer dans des espaces vibrants, de retrouver des rythmes profonds ? Et si c’était cela vivre l’instant présent ?

Et si, nous étions appelés à révéler la beauté, quel que soit l’endroit du monde où nous vivons, à croire que par elle nous sommes sauvés et le monde avec nous ?

Montréal, métropole du Nouveau Monde, ville d’Amérique du Nord, née de la modernité, riche de 168 nationalités, où cohabitent les peuples des Premières Nations, les Québécois, les Canadiens et les Nouveaux Immigrés. Où le français se mêle à l’anglais et tisse avec les allophones, une mosaïque chamarrée. Où les grands espaces naturels propices à la contemplation côtoient les grands défis urbains.
Des « acteurs de beauté » y accueillent cet été le rassemblement international du congrès, entendez par là le sens latin, marcher avec.
Vous êtes invités à marcher avec nous, à goûter à la poésie de ce pays « grand à se taire ».
À vivre ensemble une alternative au mythe du progrès.

 

Inscription Montréal août 2014             dépliant